La veille est le travail que tout le monde au cabinet reconnaît comme indispensable et que personne n'a le temps de faire sérieusement. Dans les faits, elle se fait par à-coups : une newsletter parcourue en diagonale entre deux rendez-vous, une alerte jamais ouverte, un arrêt découvert par un confrère au moment où il aurait fallu le connaître trois semaines plus tôt. Ce n'est pas un problème de compétence, c'est un problème d'heure disponible : la veille est la seule tâche du cabinet qui ne se facture pas et qui n'a pas d'échéance, donc elle passe toujours après.
Un AIOS renverse l'ordre du travail. Il suit chaque jour les sources que vous lui désignez, en filtrant pour vos matières et, surtout, pour vos dossiers en cours. Il ne cherche pas à couvrir toute l'actualité juridique : il cherche ce qui change quelque chose pour ce cabinet-là. Le matin, vous recevez une note courte : ce qui a été publié, ce que cela modifie, et quels dossiers ou quels clients sont concernés, avec la référence et le lien pour aller lire le texte vous-même.
Le problème
- Les sources utiles sont éparpillées : Journal officiel, Légifrance, sites des juridictions, doctrine administrative, revues spécialisées, newsletters de confrères
- Le volume publié chaque jour n'a presque aucun rapport avec les quelques textes qui touchent réellement vos matières
- Un arrêt important ne sert à rien s'il n'est pas rapproché des dossiers en cours au moment où il tombe
- La veille finit en pile d'onglets et de PDF que personne ne rouvre, et le cabinet apprend la nouveauté par un adversaire ou par un client
Comment l'AIOS s'en charge
Il suit les sources de vos matières, pas toute l'actualité juridique
Vous déclarez vos domaines : droit social, baux commerciaux, droit de la famille, contentieux des affaires, droit des étrangers, ce que traite réellement le cabinet. L'AIOS surveille chaque jour les textes publiés au Journal officiel et sur Légifrance, les décisions mises en ligne par la Cour de cassation et le Conseil d'État, la doctrine administrative des administrations qui vous concernent, ainsi que les revues et lettres auxquelles le cabinet est abonné. Une source qui ne vous a jamais rien apporté en trois mois, vous la retirez.
Il écarte le bruit et ne garde que ce qui change quelque chose
Sur tout ce qui paraît un jour ordinaire, la quasi-totalité ne vous concerne pas. L'AIOS ne retient que ce qui touche vos matières et le présente en trois lignes : ce que disait l'état du droit avant, ce que le texte ou la décision modifie, à partir de quand cela s'applique. Le reste n'apparaît pas dans la note, mais reste consultable si vous voulez vérifier qu'il n'a rien laissé passer.
Il rapproche chaque nouveauté de vos dossiers et de vos clients
C'est là que la veille devient du travail utile plutôt qu'une lecture. Une décision sur la clause de non-concurrence est rapprochée des dossiers prud'homaux en cours qui la soulèvent. Un décret qui décale une obligation déclarative est rapproché des clients de la même activité. Vous recevez la nouveauté et, en dessous, la liste des dossiers concernés et des clients qu'il serait pertinent de prévenir.
Il prépare ce que vous allez en faire
Une nouveauté qui compte finit rarement en simple lecture : elle devient une note interne pour les collaborateurs, un message aux clients concernés, une brève pour la newsletter du cabinet ou un post sur le compte LinkedIn. L'AIOS prépare ces formats à partir de la même matière, dans le ton du cabinet, avec la référence exacte du texte pour que vous puissiez la vérifier avant de la reprendre à votre compte.
Exemple concret
La veille de ce matin, version courte.
Trois éléments sur vos matières. D'abord un décret publié hier qui décale l'entrée en vigueur d'une obligation déclarative de six mois : quatre de vos clients entreprises sont dans le champ, et l'un d'eux, la société Tavernier, vous a écrit la semaine dernière pour préparer justement cette échéance ; j'ai préparé un message court pour les quatre, à valider. Ensuite un arrêt de la chambre sociale sur la portée de la clause de non-concurrence lorsque la contrepartie financière n'a pas été versée : deux dossiers prud'homaux en cours soulèvent exactement ce point, Lemoine et Vasseur, et dans le dossier Lemoine cet arrêt va plutôt dans votre sens. Le passage utile est reproduit dans la note avec le lien vers la décision complète. Enfin une mise à jour de la doctrine administrative sur un point de procédure fiscale, sans effet sur un dossier en cours, que je vous signale sans plus parce que c'est un sujet que vous suivez. Rien d'autre ne concernait vos matières aujourd'hui.
Autres cas d'usage : Trier les emails du cabinet · Relancer les honoraires
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